
NIS2 et PME : 12,6 % des entreprises de 50 salariés et plus dans le champ, et les
filiales aussi
NIS2 et PME, mesuré sur SIRENE : 12,6 % des 64 907 entreprises de 50 salariés et plus sont dans un secteur visé, 4 061 filiales de moins de 50 salariés entrent par leur groupe. Seuils, ricochet et premières étapes.
Maxime J11 min de lectureMis à jour le
NIS2 vous concerne ? Commencez par voir clair
Cartographiez votre surface d'attaque externe avant l'auditeur (et avant l'attaquant).
Évaluer mon expositionVous dirigez une PME, vous faites de l'agroalimentaire, de la logistique, de l'édition de logiciels ou vous bricolez du M365 pour des clients, et un beau matin un donneur d'ordre vous envoie un questionnaire de 80 lignes intitulé "exigences de cybersécurité NIS2". Réaction la plus fréquente : "Attendez, je suis concerné, moi ?". La réponse est peut-être oui en direct, peut-être oui par ricochet, et dans les deux cas il vaut mieux le savoir avant que le client ne décide pour vous.
Le vrai sujet d'une PME n'est pas de réciter la directive NIS2, c'est de savoir si elle la vise, ce que ses clients vont lui imposer par contrat, et comment démarrer sans y laisser un budget de grand groupe. Je suis pentester, pas avocat : ceci n'est pas un conseil juridique, le droit évolue, et le texte qui fait foi reste la directive elle-même.

NIS2 en deux minutes, version PME
La directive (UE) 2022/2555, dite NIS2, est le nouveau cadre européen de cybersécurité. Elle remplace NIS1 et élargit énormément le périmètre : l'étude d'impact du projet de loi Résilience annonce un passage "de 500 à 15 000 entités environ" en France, quand la page NIS 2 de l'ANSSI se contente de parler "des milliers d'entités". Notre propre estimation, plus bas, donne un ordre de grandeur compatible. Beaucoup d'organisations qui se croyaient hors radar vont découvrir qu'elles sont dans le viseur.
L'idée de fond : la directive ne s'applique pas "à toutes les entreprises". Elle vise des secteurs jugés critiques (énergie, santé, transports, banque, infrastructures numériques, eau, agroalimentaire, fabrication, services postaux, gestion des déchets, fournisseurs de services numériques, etc.), et au sein de ces secteurs, des entités qui dépassent certains seuils de taille. Si vous n'êtes ni dans un secteur listé, ni au-dessus des seuils, vous n'êtes en principe pas directement assujetti. Le mot "directement" est important, on y revient (l'effet de ruissellement, c'est le twist du film).
Concerné ou pas : la version courte
Deux conditions cumulatives pour être visé directement : appartenir à l'un des secteurs des annexes, et dépasser un seuil de taille (à partir de 50 salariés, ou, en dessous, plus de 10 M€ de chiffre d'affaires et de bilan). Il faut les deux en même temps. Une PME qui coche les deux cases tombe presque toujours en entité importante, au régime un peu plus souple que l'entité essentielle réservée aux grandes entreprises des secteurs les plus critiques : supervision a posteriori plutôt qu'a priori, sanctions plafonnées à 7 M€ ou 1,4 % du chiffre d'affaires au lieu de 10 M€ ou 2 %. Le socle de sécurité de l'article 21, lui, ne change pas d'une famille à l'autre.
Le détail des seuils, la grille essentielle contre importante annexe par annexe, le calendrier de transposition et le barème des sanctions sont posés dans le guide de référence sur la directive NIS2. Un point d'attention avant de vous croire trop petit : certaines entités sont concernées quelle que soit leur taille (fournisseurs de services DNS, registres de noms de domaine, opérateurs d'importance vitale, administrations). Vérifiez votre secteur précis avant votre effectif, et en cas de doute, le simulateur d'assujettissement de MesServicesCyber tranche.
Ce que disent les chiffres : une entreprise de 50 salariés et plus sur huit
"Toutes les PME vont y passer" est la phrase qu'on entend le plus, et elle est fausse. Nous avons appliqué les critères de la directive au stock SIRENE de l'INSEE, édition du 1er octobre 2026, le 7 octobre. Sur les 64 907 unités légales françaises de 50 salariés et plus, tous secteurs confondus, 8 170 exercent à titre principal une activité directement visée par les annexes, soit 12,6 %. Pour une entreprise moyenne indépendante, la question du secteur se pose donc avant celle de la taille, et elle répond non sept fois sur huit.
- des 64 907 unités légales de 50 salariés et plus exercent dans un secteur des annexes8 170, codes d'activité directs, effectif seul
- 12,6 %
- unités de moins de 50 salariés entrent dans le champ par leur grouperattachées à une ETI ou une grande entreprise, hors caisses locales bancaires
- 4 061
- entités importantes par le seul critère d'effectifannexe I de 50 à 249 salariés, annexe II de 50 salariés et plus
- 6 732
Le deuxième chiffre est celui qui surprend. Pour mesurer la taille, la directive renvoie à la recommandation européenne 2003/361, qui additionne les effectifs et les chiffres d'une entreprise liée à ceux de son groupe. Une filiale de 20 salariés d'une ETI n'est donc pas une PME au sens du texte : elle prend la taille de l'ETI. Appliqué aux secteurs visés, ce mécanisme fait entrer 4 061 unités légales de moins de 50 salariés qui se croient, de bonne foi, trop petites. Dans l'autre sens, 2 941 unités de 50 à 249 salariés deviennent "grandes" par leur groupe, et donc entités essentielles si leur secteur est à l'annexe I. Ce ne sont pas des PME, et c'est bien le point : ce que vous êtes sur votre fiche de paie ne dit pas ce que vous êtes pour NIS2.
| Catégorie | Valeur (unités légales) | Précision |
|---|---|---|
| 50 salariés et plus, secteurs des annexes | 8 144 | effectif seul |
| Moins de 50 salariés, ajoutées par leur groupe | 4 061 | ETI ou grande entreprise, hors banque |
| Codes d'activité partiels | 5 526 | activités visées mêlées à d'autres |
| Moins de 50 salariés, chiffre d'affaires publié > 10 M€ | 1 844 | sans groupe, bilan inconnu |
| Télécoms de moins de 50 salariés | 1 703 | visés quelle que soit la taille |
La première barre vaut 8 144 et non 8 170 : la banque y est comptée sur le registre des établissements de crédit agréés plutôt que par code d'activité. Les trois dernières barres sont les incertitudes du scénario haut. Une entreprise de moins de 50 salariés est déjà "moyenne" si son chiffre d'affaires et son bilan dépassent 10 M€, or SIRENE ne donne ni l'un ni l'autre : nous n'avons que le chiffre d'affaires publié, condition nécessaire mais pas suffisante. Si c'est votre cas, regardez votre bilan avant de conclure.
La part varie aussi selon la région du siège, de 5,9 % en Guyane à 15,3 % en Bourgogne-Franche-Comté. L'Île-de-France, qui concentre près d'un quart des entreprises de 50 salariés et plus, est la région métropolitaine où la part est la plus faible. On peut y voir le poids des sièges de sociétés de services hors annexes, mais c'est une hypothèse que nos données ne testent pas.
| Région du siège | 50 salariés et plus | Secteur visé | Part |
|---|---|---|---|
| Bourgogne-Franche-Comté | 2 339 | 358 | 15,3 % |
| Bretagne | 3 392 | 511 | 15,1 % |
| Guadeloupe | 304 | 46 | 15,1 % |
| Grand Est | 4 694 | 663 | 14,1 % |
| Pays de la Loire | 4 033 | 564 | 14,0 % |
| Centre-Val de Loire | 2 132 | 297 | 13,9 % |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 8 112 | 1 094 | 13,5 % |
| Occitanie | 5 164 | 677 | 13,1 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 5 383 | 693 | 12,9 % |
| Normandie | 2 860 | 364 | 12,7 % |
| La Réunion | 712 | 90 | 12,6 % |
| Hauts-de-France | 5 038 | 616 | 12,2 % |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 4 262 | 508 | 11,9 % |
| Martinique | 361 | 42 | 11,6 % |
| Corse | 296 | 34 | 11,5 % |
| Île-de-France | 15 257 | 1 537 | 10,1 % |
| Mayotte | 153 | 10 | 6,5 % |
| Guyane | 170 | 10 | 5,9 % |
La mesure, son cadre et ses limites
L'effet ruissellement : contraint sans être assujetti
Même si votre PME ne franchit ni la porte secteur, ni la porte taille, vous pouvez quand même vous retrouver à appliquer des exigences NIS2. La raison tient dans l'article 21(2)(d), qui impose aux entités assujetties de sécuriser leur chaîne d'approvisionnement, "y compris les relations entre chaque entité et ses fournisseurs ou prestataires de services directs".
Traduction : vos clients grands comptes, eux, sont assujettis. Pour rester conformes, ils doivent évaluer la cybersécurité de leurs fournisseurs, donc la vôtre. Concrètement, ça arrive sous la forme de clauses contractuelles, de questionnaires sécurité, d'audits, voire d'exigences de certification. Vous n'êtes pas régulé par l'État, mais vous êtes régulé par votre carnet de commandes, et ça contraint tout autant.
- Le grand compte, entité essentielle ou importante, est assujetti à NIS2. L'article 21(2)(d) lui impose de sécuriser sa chaîne d'approvisionnement, il exige donc des garanties cyber de ses fournisseurs.
- Votre PME, en tant que fournisseur, n'est pas assujettie directement, mais elle se retrouve contrainte par le contrat : questionnaires de sécurité et clauses imposées.
- Vos propres sous-traitants reçoivent à leur tour les mêmes exigences, et la cascade continue.
Le bon réflexe commercial
Par où commencer concrètement (sans cabinet à 50 k€)
Pas besoin d'une armée de consultants pour démarrer : on a détaillé ailleurs ce que couvre et ce que coûte un audit de sécurité à l'échelle d'une PME. Voici une trajectoire raisonnable pour une PME qui part de zéro :
- Déterminez votre statut. Passez par le simulateur de MesServicesCyber, vérifiez la catégorie d'entreprise de votre unité légale si vous appartenez à un groupe, et interrogez vos donneurs d'ordre. Assujetti direct, ou contraint par ruissellement ? La réponse oriente tout le reste.
- Cartographiez ce que vous exposez. On ne sécurise pas ce qu'on ne voit pas. Inventoriez vos actifs exposés sur Internet : domaines, sous-domaines, serveurs, applis, API, services SaaS oubliés. C'est le socle de l'article 21.
- Traquez le shadow IT. Le serveur de staging de 2021, le bucket d'un ancien prestataire, le sous-domaine d'une vieille campagne : ces actifs fantômes sont là où les attaquants s'installent.
- Posez les bases organisationnelles. Politique d'accès, gestion des mots de passe, sauvegardes testées, MFA, plan de réponse à incident écrit (même minimal). Mieux vaut pragmatique que parfait.
- Validez par le test. Une fois la surface connue, faites-la éprouver par un test d'intrusion ciblé pour distinguer le risque réel du bruit théorique. C'est le volet technique d'un audit NIS2, qui prouve l'efficacité des mesures au lieu de la déclarer.
- Documentez tout. En cas de contrôle ou d'audit client, un processus tracé vaut mille promesses orales.
Les étapes 2 et 3 sont ce que couvre l'EASM (gestion de la surface d'attaque externe), une discipline qu'on détaille dans qu'est-ce que l'EASM. La cartographie des actifs exposés y est le prérequis opérationnel de l'article 21. Pour ce lien entre inventaire et article 21, comme pour le cadre réglementaire complet (statuts, obligations, sanctions, calendrier), partez de notre guide de référence sur la directive NIS2. Et si votre PME édite du logiciel ou vend des objets connectés, un second texte vous vise en propre : le Cyber Resilience Act, qui impose la sécurité dès la conception de vos produits. Enfin, si le sujet du shadow IT vous travaille, on lui a consacré un article entier : le shadow IT.
Cartographier sa surface exposée, la brique NIS2 la plus concrète
C'est le cœur du métier d'own2pwn. La plateforme EASM d'own2pwn découvre automatiquement votre surface d'attaque externe, traque les actifs inconnus et corrèle les vulnérabilités en continu : la brique "surface exposée" de NIS2, prête à documenter. Éditée par une société française et hébergée dans l'Union européenne, sous droit européen et RGPD, pour ceux que la juridiction des données concerne (et avec NIS2, ça vous concerne). Ce que pèse réellement ce critère face au reste du marché, on l'a mis à plat dans notre comparatif des plateformes EASM.
Quand il faut prouver qu'une faille est réellement exploitable plutôt que de l'estimer, nos services de pentest web blackbox prennent le relais : on attaque votre périmètre comme le ferait un vrai adversaire, et on vous remet un rapport actionnable. C'est l'étape 5 de la liste ci-dessus, version professionnelle.
À retenir
- NIS2 s'applique si secteur listé ET seuil de taille franchi (en général 50 salariés et plus, ou, en dessous, plus de 10 M€ de chiffre d'affaires et de bilan, groupe compris). Certaines entités sont concernées quelle que soit leur taille.
- 12,6 % des entreprises de 50 salariés et plus exercent dans un secteur visé (estimation SIRENE du 7 octobre 2026) : le secteur se vérifie avant la taille.
- Une filiale n'est pas une PME au sens de la directive si son groupe est une ETI ou une grande entreprise : 4 061 unités de moins de 50 salariés entrent dans le champ par ce seul biais.
- Les PME tombent souvent en entité importante (supervision a posteriori, sanctions plafonnées plus bas), mais le socle de sécurité de l'article 21 reste le même.
- Effet ruissellement : même non assujettie, votre PME peut être contrainte par ses clients via l'article 21(2)(d) sur la chaîne d'approvisionnement.
- Calendrier France : au 7 octobre 2026, la loi "Résilience" est encore un projet de loi, mais le ReCyF et le simulateur de MesServicesCyber sont déjà disponibles. N'attendez pas.
- Premières étapes : vérifier son statut, cartographier sa surface exposée, traquer le shadow IT, poser les bases organisationnelles, tester, documenter.
Pour une PME, la conformité NIS2 est surtout l'occasion de regarder enfin ce qu'on expose, de mettre de l'ordre, et au passage de rassurer ses clients. Le plus tôt sera le mieux : avant que quelqu'un d'autre ne découvre votre surface d'attaque à votre place.
Questions fréquentes sur NIS2 et les PME
Combien d'entreprises de 50 salariés et plus sont concernées par NIS2 ?
Selon notre estimation du 7 octobre 2026 sur le stock SIRENE, 8 170 des 64 907 unités légales françaises de 50 salariés et plus, soit 12,6 %, exercent à titre principal une activité directement visée par les annexes de la directive. Une entreprise de 50 salariés et plus sur huit, donc, et pas la majorité. Le compte grimpe dès qu'on tient compte des groupes, du chiffre d'affaires et des activités mixtes : notre scénario central retient 12 264 entreprises et organismes. C'est une estimation par code d'activité, qui ne remplace pas l'examen de votre propre cas.
Une filiale de moins de 50 salariés peut-elle être soumise à NIS2 ?
Oui. Pour mesurer la taille, la directive renvoie à la recommandation européenne 2003/361, selon laquelle une entreprise liée à un groupe additionne les effectifs et les chiffres du groupe. Une filiale de 20 salariés d'une ETI ou d'une grande entreprise n'est donc pas une PME au sens de ce texte. Notre estimation compte 4 061 unités légales de moins de 50 salariés, dans des secteurs visés, qui entrent dans le champ par ce seul mécanisme, hors caisses locales bancaires. Nuance importante : le considérant 16 de la directive permet aux États de tenir compte de l'indépendance réelle d'une filiale, et le décret français n'est pas encore écrit.
NIS2 s'applique-t-elle aux PME ?
Oui, dès lors que la PME relève d'un secteur listé aux annexes et atteint le seuil de la moyenne entreprise, soit au moins 50 salariés, ou, en dessous, un chiffre d'affaires et un bilan qui dépassent tous deux 10 millions d'euros, en comptant le groupe pour une filiale. Elle tombe alors le plus souvent en entité importante, au régime un peu plus souple. Une PME sous ces seuils n'est pas assujettie en direct, mais elle peut l'être par ricochet, via les exigences contractuelles d'un client assujetti.
Ma PME est trop petite pour NIS2, suis-je vraiment tranquille ?
Pas forcément. L'article 21(2)(d) impose aux entités assujetties de sécuriser leur chaîne d'approvisionnement, donc d'évaluer la cybersécurité de leurs fournisseurs. Concrètement, vos clients grands comptes vous transmettent des clauses, des questionnaires et parfois des exigences d'audit. Vous n'êtes pas régulé par l'État, mais par votre carnet de commandes. Certaines entités sont par ailleurs concernées quelle que soit leur taille, comme les fournisseurs de services DNS.
Quand la loi française NIS2 entre-t-elle en vigueur ?
Au 7 octobre 2026, le texte de transposition, dit loi Résilience, est toujours un projet de loi : adopté par le Sénat en mars 2025, son examen en séance à l'Assemblée nationale est annoncé à partir du 7 octobre 2026. Les seuils précis et le calendrier d'enregistrement seront fixés par décret ensuite. En pratique, n'attendez pas le texte final : le référentiel de mesures et le simulateur d'assujettissement de MesServicesCyber sont déjà disponibles, et vos clients n'attendent pas le Journal officiel pour vous envoyer leurs questionnaires.
Combien coûte la mise en conformité NIS2 pour une PME ?
Il n'y a pas de tarif unique, mais une PME n'a pas besoin d'un cabinet à plusieurs dizaines de milliers d'euros pour démarrer. Les premières étapes, statuer sur son assujettissement, cartographier sa surface exposée et poser les bases organisationnelles, se mènent en interne. Le coût réel se concentre sur le volet technique, un test d'intrusion pour prouver l'efficacité des mesures, qui se chiffre en jours (450 euros net par jour chez own2pwn), et sur la remédiation des écarts trouvés.
Par où commencer la conformité NIS2 sans cabinet de conseil ?
Cinq étapes dans l'ordre. Déterminer son statut avec le simulateur officiel et en interrogeant ses donneurs d'ordre. Cartographier ce qu'on expose sur Internet, domaines, sous-domaines, services et API oubliés. Traquer le shadow IT, ces actifs fantômes où les attaquants s'installent. Poser les bases organisationnelles, politique d'accès, MFA, sauvegardes testées, plan de réponse à incident. Puis valider par un test d'intrusion ciblé et tout documenter, car un processus tracé vaut mille promesses orales le jour d'un contrôle.
Quelle différence entre entité essentielle et entité importante pour une PME ?
Une PME assujettie tombe presque toujours en entité importante, l'entité essentielle étant réservée aux grandes entreprises des secteurs les plus critiques. La différence porte sur la supervision, a posteriori pour l'entité importante contre un contrôle proactif pour l'entité essentielle, et sur le plafond des sanctions, 7 millions d'euros ou 1,4 % du chiffre d'affaires contre 10 millions ou 2 %. Le socle de sécurité de l'article 21, en revanche, est identique dans les deux cas.
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