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OSINT (Open Source Intelligence)

L'OSINT est le renseignement en sources ouvertes : collecter et recouper des informations publiques, DNS, certificats, fuites, réseaux sociaux, sans toucher la cible.

L'Open Source Intelligence, ou renseignement en sources ouvertes, consiste à collecter et recouper des informations librement accessibles : enregistrements DNS et WHOIS, journaux de Certificate Transparency, dépôts de code publics, réseaux sociaux, offres d'emploi, bases de fuites de données, moteurs de recherche spécialisés comme Shodan ou Censys. Aucune interaction intrusive avec la cible : tout est déjà public, il suffit de savoir où regarder et comment croiser.

C'est la première phase de toute attaque sérieuse, et donc de tout test d'intrusion : avant d'envoyer le moindre paquet, l'attaquant dresse la carte, sous-domaines, technologies, adresses e-mail, prestataires, employés clés. Une part étonnante des compromissions ne demande d'ailleurs rien de plus : une clé d'API trouvée dans un dépôt public ou un service d'administration exposé suffisent, sans le moindre exploit.

La conséquence pratique est qu'il faut mener l'OSINT sur soi-même avant les autres. Notre article sur la découverte d'actifs exposés montre les techniques côté défenseur, et une plateforme EASM n'est au fond que de l'OSINT industrialisé : les mêmes sources, interrogées en continu, pour voir votre organisation comme un attaquant la voit.

La limite juridique n'est pas là où on croit

Consulter des informations publiques est licite. Ce qui bascule, c'est l'usage qu'on en fait. Se connecter à un service avec des identifiants trouvés dans une base de fuite tombe sous l'article 323-1 du code pénal, même si ces identifiants circulaient librement. Constituer un dossier sur des personnes physiques, employés ou dirigeants, relève du RGPD : la collecte doit avoir une base légale et les personnes concernées gardent leurs droits, y compris quand la donnée était accessible à tous. Un pentest sérieux borde ces deux points dans son mandat avant la première recherche, pas après.

Ce qu'on trouve en premier, dans l'ordre

La collecte suit à peu près toujours la même progression. Les noms d'abord : DNS, journaux de Certificate Transparency, enregistrements WHOIS, qui donnent le périmètre. Les services ensuite, par les moteurs qui indexent Internet en continu et exposent bannières et technologies sans jamais toucher la cible. Les humains enfin : offres d'emploi qui listent la pile technique en détail, profils professionnels qui reconstituent l'organigramme, adresses présentes dans les bases de fuites. Notre page de fond sur l'OSINT en sécurité offensive fait la carte brique par brique, et celle sur la découverte d'actifs exposés montre le versant défensif.

Questions fréquentes

L'OSINT est-il légal ?

La consultation de sources ouvertes l'est. L'utilisation des informations pour accéder à un système sans autorisation ne l'est pas, et la collecte de données personnelles reste soumise au RGPD. La légalité tient à l'usage, pas à la source.

OSINT et EASM, quelle différence ?

L'EASM est de l'OSINT industrialisé et restreint à un périmètre : les mêmes sources, interrogées automatiquement et en continu, pour maintenir l'inventaire d'une organisation. L'OSINT au sens large couvre aussi l'humain, la marque et le renseignement d'enquête.

Peut-on empêcher l'OSINT sur sa propre organisation ?

Pas vraiment, et c'est tout le sujet. On peut réduire ce qui fuite, WHOIS anonymisé, noms internes tenus hors des certificats publics, offres d'emploi moins bavardes, mais l'essentiel des sources échappe au contrôle. La bonne posture consiste à mener la collecte sur soi en premier.

Termes liés

Les définitions posent le vocabulaire, mais rien ne remplace un état des lieux concret. Si vous voulez savoir ce que ces concepts donnent sur votre propre périmètre, notre plateforme EASM cartographie votre surface d’attaque externe à partir d’un simple nom de domaine, et un pentester vous répond sous 24 heures via la page contact.