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Audit de sécurité informatique : grille, exemple de rapport et prix

Audit de sécurité informatique : grille, exemple de rapport et prix

Audit de sécurité informatique : ce que chaque type d'audit prouve, une grille de contrôles, un extrait de rapport, nos prix, et ce que paient les acheteurs publics : 26 760 € HT de médiane sur 62 missions.

Maxime J14 min de lectureMis à jour le

Un audit qui prouve, pas qui liste

Périmètre cadré, findings reproductibles, remédiation priorisée, retest inclus.

Demander un audit technique

Cherchez "audit de sécurité informatique" et lisez les dix premiers résultats. Vous trouverez des catalogues de prestations qui empilent les acronymes, mais presque jamais un prix, ni un exemple de livrable, ni la moindre indication de ce qui sera vraiment testé. C'est gênant pour une décision d'achat : on vous demande de signer un devis sans savoir ce que vous allez recevoir. Cet article pose une grille de contrôles concrète, un extrait de rapport anonymisé, les tarifs affichés, et surtout la distinction que la plupart des pages évitent : un audit de sécurité, ce n'est pas une seule chose, et ce que vous achetez dépend entièrement de la couche que vous voulez couvrir.

own2pwn est un pentester certifié OSWE qui intervient sur le volet technique d'un audit : configurations, code, exposition externe, exploitation. Pas sur la gouvernance (politique de sécurité, analyse de risques, plan de continuité), qui est un autre métier. Tout ce qui suit décrit donc ce qu'un audit technique prouve, comment il se déroule et ce qu'il coûte, sans jamais prétendre couvrir ce qu'il ne couvre pas.

Ce qu'un audit de sécurité informatique prouve vraiment

Un audit de sécurité, au sens large, répond à une question simple : est-ce que ce système résiste à quelqu'un qui essaie de le casser ? La difficulté, c'est qu'il y a trois façons très différentes de répondre, et qu'on les vend souvent sous le même mot. La première regarde vos règles : avez-vous une politique d'accès, une procédure de sauvegarde, une sensibilisation au phishing ? La deuxième regarde l'implémentation : ces règles sont-elles réellement appliquées dans les configurations et le code ? La troisième regarde la résistance : un attaquant, avec ces règles et cette implémentation, arrive-t-il quand même à ses fins ?

Un audit de sécurité informatique complet couvre idéalement trois couches : l'organisation, les systèmes internes et l'exposition externe. La plupart des PME imaginent qu'un audit se limite à un scan de leur site web. C'est la partie visible, mais la valeur vient du croisement des angles. Une politique de mots de passe parfaite sur le papier ne vaut rien si le portail d'administration est accessible sans authentification depuis Internet. C'est ce qu'un audit de sécurité informatique en entreprise doit mettre en évidence : l'écart entre ce qui est écrit et ce qui est réellement exposé.

Dans une PME de quarante personnes, sans responsable sécurité, cet écart a presque toujours les mêmes visages. Un sous-domaine de préproduction resté en ligne après un projet, une interface d'administration publiée par commodité, des comptes d'anciens salariés toujours actifs, une messagerie sans double authentification, et des sauvegardes que personne n'a jamais restaurées. Aucun de ces défauts n'apparaît dans un questionnaire rempli de bonne foi, et tous se constatent en quelques heures dès qu'on regarde les systèmes plutôt que les procédures.

Audit organisationnel, audit technique, pentest : ce que chacun prouve

Les trois prestations ne regardent pas le même objet et ne produisent pas la même preuve. Confondre les trois, c'est acheter un audit organisationnel en croyant se protéger d'une intrusion, ou payer un test d'intrusion en s'attendant à un rapport de conformité. Le tableau ci-dessous résume ce que chacun démontre, ce qu'il laisse dans l'ombre, et où own2pwn intervient.

TypeCe qu'il regardeCe qu'il prouveCe qu'il ne prouve pas
Audit organisationnelPolitiques, procédures, gouvernance, conformitéQue les règles existent et sont documentéesQu'elles sont appliquées, ni qu'elles résistent
Audit techniqueConfigurations, code, versions, durcissementQue les règles sont correctement implémentéesQu'un attaquant n'enchaîne pas plusieurs faiblesses
Test d'intrusionLe système du point de vue de l'attaquantQu'une chaîne d'exploitation est possible ou nonLa couverture exhaustive de tout le SI

La colonne "ce qu'il ne prouve pas" est la plus utile. Un audit organisationnel peut donner un satisfecit à une entreprise dont le site principal tombe en trente minutes face à un attaquant, parce que la case "procédure existe" était cochée, ou qu'une charte informatique avait été signée par tout le monde. Inversement, un test d'intrusion qui échoue à entrer ne prouve pas que le système est sain, il prouve que cet auditeur, dans ce périmètre et ce temps, n'a pas trouvé de chemin. La nuance entre balayer une surface et prouver un impact est développée dans l'article pentest contre scan de vulnérabilité. Et si vous hésitez entre un audit technique et une simulation d'attaque complète sur la durée, la comparaison red team contre pentest pose les curseurs. own2pwn se positionne sur les deux colonnes du bas : l'audit technique et le test d'intrusion en entreprise, jamais la gouvernance.

Les couches d'un audit : du périmètre au retest

Un audit technique sérieux suit toujours la même trajectoire, quel que soit le périmètre. Chaque phase conditionne la suivante : un mauvais cadrage produit un rapport hors sujet, une collecte bâclée laisse des actifs hors du champ, et un rapport sans preuve reproductible finit au fond d'un tiroir. Le schéma ci-dessous déroule les sept étapes, du cadrage jusqu'au retest qui vérifie que les correctifs tiennent.

phases-audit
Phase 1
Cadrage
Périmètre écrit, autorisation, règles d'engagement, fenêtre de test.
Phase 2
Collecte
Inventaire des actifs exposés, cartographie des services, versions.
Phase 3
Tests
Contrôles rejoués, exploitation bornée, vérification manuelle.
Phase 4
Findings
Vulnérabilités qualifiées, preuve reproductible, sévérité CVSS.
Phase 5
Rapport
Impact métier, synthèse dirigeant, remédiation priorisée par risque.
Phase 6
Remédiation
Côté client : correctifs appliqués, configurations durcies.
Phase 7
Retest
On rejoue les findings corrigés et on confirme qu'ils sont fermés.
Les sept phases d'un audit technique. Le retest, souvent oublié dans les devis, est ce qui distingue une prestation d'un simple export de scanner.

C'est à la phase de cadrage que la moitié des audits ratés se jouent. Un périmètre flou ("auditez notre SI") produit soit un survol inutile, soit un dépassement de budget. Le déroulé complet d'une mission, phase par phase, est détaillé dans l'article sur le déroulement d'un pentest. Le retest, en phase 7, n'est pas une option commerciale : sans lui, personne ne sait si les vulnérabilités signalées ont réellement été fermées ou seulement lues.

Une grille d'audit de sécurité : domaine, contrôle, preuve, méthode

Une grille d'audit de sécurité, c'est la liste des contrôles qu'on vérifie, avec pour chacun la preuve qu'on attend et la méthode employée pour l'obtenir. Sans elle, "on audite votre sécurité" ne veut rien dire. Celle ci-dessous est un extrait volontairement resserré sur le périmètre applicatif et l'exposition externe, ceux qu'own2pwn couvre. La logique importe plus que l'exhaustivité : chaque ligne relie un objectif à un test reproductible, jamais à une case cochée à l'aveugle.

DomaineContrôlePreuve attendueMéthode de test
Exposition externeAucun service d'administration ouvert sur InternetCartographie des ports et services exposésReconnaissance, balayage de ports
AuthentificationVerrouillage après échecs, MFA sur les comptes sensiblesJournal de tentatives, capture du second facteurBruteforce borné, revue du flux de connexion
Contrôle d'accèsUn compte ne peut pas lire les objets d'un autreRequête rejouée avec deux comptes distinctsTest d'autorisation horizontale et verticale
Gestion des secretsAucun secret en clair dans le code ou les configsRésultat de recherche de clés et jetonsAnalyse de code, détection de secrets
ComposantsPas de version connue vulnérable non corrigéeInventaire des versions face à la base de CVECorrélation bannière et version
Chiffrement en transitTLS 1.2 minimum, pas de suite obsolèteRapport de configuration TLS du serviceAnalyse de la configuration TLS

Chaque ligne de cette grille correspond à un test qu'on peut refaire et dont la sortie tient dans un journal ou une capture. C'est le critère qui sépare un audit d'un questionnaire déclaratif. La colonne "composants" renvoie directement à la gestion des vulnérabilités : trouver une version obsolète ne suffit pas, encore faut-il savoir si elle est atteignable et exploitable dans votre contexte. C'est cette hiérarchisation par risque réel, pas par nombre d'alertes, qui rend une grille exploitable pour un dirigeant.

Une grille se cadre sur un référentiel, pas sur une humeur

Un audit qualifié en France, au sens de la qualification PASSI de l'ANSSI, distingue cinq activités : audit d'architecture, de configuration, de code source, tests d'intrusion, et audit organisationnel et physique. own2pwn n'est pas prestataire PASSI qualifié et ne le prétend pas : la grille ci-dessus s'inspire de méthodologies publiques comme l'OWASP Web Security Testing Guide, pas d'un cadre réglementaire dont on ne détient pas le label.

À quoi ressemble un rapport d'audit de sécurité : exemple anonymisé

Un "rapport d'audit de sécurité" digne de ce nom n'est pas un export de scanner avec un logo dessus. Sa structure suit un ordre précis, du plus lisible au plus technique, pour qu'un dirigeant lise la synthèse et qu'un développeur trouve le détail reproductible. Voici l'ossature d'un rapport own2pwn, sans le moindre nom de client puisqu'un rapport d'audit est confidentiel par nature.

structure-rapport
L'arborescence d'un rapport d'audit technique. La synthèse en tête, la preuve reproductible au fond.

Le cœur du rapport, ce sont les findings détaillés. Chacun doit tenir seul : un développeur qui ne lit que cette fiche doit pouvoir reproduire le problème et le corriger. Voici à quoi ressemble un finding anonymisé, ici une faille de contrôle d'accès (un utilisateur accède à une ressource qui ne lui appartient pas). Les valeurs sont fictives et servent d'illustration.

text
FINDING-004 : Accès direct non autorisé à un objet (IDOR)
Sévérité : Élevé   (bande CVSS v4.0 : 7,0 à 8,9)
Localisation : GET /api/v2/invoices/{id}

Description
  L'identifiant de facture est un entier séquentiel. Un compte
  authentifié peut lire les factures d'autres clients en
  incrémentant simplement {id}. Aucun contrôle d'appartenance
  n'est effectué côté serveur.

Preuve (reproductible avec deux comptes de test)
  Compte A (id interne 1041) demande sa facture :
    GET /api/v2/invoices/5093   -> 200 OK  (sa facture)
  Le même compte A demande la facture d'un autre :
    GET /api/v2/invoices/5094   -> 200 OK  (facture du compte B)
  Attendu : 403 Forbidden.

Impact métier
  Fuite de données de facturation entre clients : montants,
  raisons sociales, adresses. Violation de confidentialité,
  exposition RGPD.

Remédiation (priorité 1)
  Vérifier l'appartenance de l'objet au compte appelant à
  chaque requête. Préférer un identifiant non devinable
  (UUID) à un entier séquentiel comme défense en profondeur.

Ce format n'a rien d'exotique : le score de sévérité s'appuie sur le barème public du CVSS v4.0 de FIRST, où la bande "Élevé" couvre 7,0 à 8,9 et "Critique" 9,0 à 10,0. La valeur du finding tient moins au chiffre qu'à la preuve reproductible et à l'impact métier traduit en langage de risque. Un rapport d'audit de sécurité qui vous donne une liste de CVE sans dire laquelle est réellement atteignable chez vous vous laisse où vous étiez : devant une pile d'alertes à trier vous-même.

Combien coûte un audit de sécurité informatique en entreprise

Le prix d'un audit technique se ramène à une chose : du temps de spécialiste. Il n'y a pas de licence miracle qui remplace un humain qui lit une réponse HTTP et comprend pourquoi elle trahit une faille. Chez own2pwn, les tarifs sont affichés, parce qu'une décision d'achat éclairée vaut mieux qu'un devis opaque :

  • Taux journalier : 450 euros net en blackbox, 600 euros net en whitebox (accès au code source et à des comptes de test, ce qui va plus vite et plus loin). TVA non applicable, art. 293 B du CGI.
  • Missions cadrées : 2 250 euros pour un périmètre resserré, 4 500 euros pour un périmètre plus large. Le retest est inclus dans les deux cas.
  • Réponse sous 24 heures à une demande de cadrage, pour poser le périmètre et le devis avant tout engagement.

Le facteur qui fait bouger le montant n'est jamais le nombre de failles trouvées, c'est la surface à couvrir et la profondeur demandée. Une petite structure avec un site vitrine et une messagerie hébergée n'est pas dans le même budget qu'une PME qui exploite un logiciel maison, une API ouverte à ses clients et trois filiales. Plus l'entreprise grandit, plus elle accumule d'applications, de rachats et d'actifs exposés que personne n'a inventoriés, et c'est cette dette d'inventaire qui alourdit le devis, bien plus que l'effectif. Pour comprendre ce qui compose réellement une facture de test d'intrusion, l'article prix d'un test d'intrusion détaille les postes. Un point de vigilance : méfiez-vous d'un audit annoncé à quelques centaines d'euros. À ce niveau, ce n'est pas un audit, c'est la sortie brute d'un scanner automatisé, sans qualification ni preuve, rebaptisée en prestation. La différence entre blackbox, whitebox et greybox, et ce que chaque mode change au prix comme à la couverture, est traitée dans l'article sur les modes boîte noire, blanche et grise.

Un audit ne délivre pas de conformité NIS2 à lui seul

Un audit technique aide à démontrer l'efficacité de mesures exigées par une réglementation, mais il ne délivre ni certification ni attestation de conformité (aucune n'existe pour NIS2). Si votre besoin est réglementaire, l'audit NIS2 cible précisément le volet technique de la directive, matrice de couverture à l'appui, sans jamais promettre une conformité garantie. Et si vous êtes une PME qui se demande encore si la directive la concerne, commencez par l'article sur NIS2 pour les PME : mieux vaut intégrer ce volet au cadrage que le découvrir sous la contrainte d'un client.

Ce que paient les acheteurs publics : 26 760 € de médiane pour un audit ponctuel

Nos tarifs sont publics, ceux du marché le sont rarement. Il existe une exception : les acheteurs publics publient les données essentielles de leurs marchés, montant et titulaire compris. J'ai relu à la main chaque marché d'audit de sécurité ou de test d'intrusion qu'elles contiennent, de 2019 au 7 octobre 2026. Sur les 62 missions ponctuelles chiffrées, c'est-à-dire les marchés de douze mois au plus qui ne sont pas des accords-cadres, le montant médian est de 26 760 € HT.

commande publique
montant médian d'une mission ponctuelle d'audit ou de pentest62 missions ; quartiles 13 562,5 et 39 912,5 €
26 760 € HT
durée médiane du marché68 missions ; durée du marché, pas du test
3,5 mois
plafond médian d'un accord-cadre d'audit36 accords-cadres chiffrés ; leur durée médiane est de 48 mois
385 000 € HT
Missions ponctuelles hors six plafonds probables d'un même acheteur. Montants hors taxes publiés par l'acheteur ; un plafond d'accord-cadre est un maximum, pas une dépense. Publication obligatoire à partir de 40 000 € HT seulement (25 000 € avant 2020) : sous ce seuil, publications volontaires, non représentatives. Données essentielles de la commande publique consolidées (data.gouv.fr, jeu decp-processing, téléchargé le 7 octobre 2026), chaque marché relu à la main, contre-expertise du 7 octobre 2026. Mesure own2pwn.

Ce chiffre n'est pas un prix de marché et je ne le présente pas comme tel. Selon qu'on garde ou non six montants qui ressemblent à des plafonds, et selon qu'on écarte ou non les trois organismes qui publient le plus, la médiane va d'environ 21 000 à 30 000 €. Surtout, 47 de ces 62 missions sont sous 40 000 € HT, seuil à partir duquel la publication devient obligatoire (article R2196-1 du code de la commande publique). Elles viennent d'organismes qui publient volontairement leurs petits marchés, et on ne sait pas s'ils ressemblent aux autres. Ce que la médiane montre tout de même, c'est qu'un audit public ponctuel dépasse 13 500 € trois fois sur quatre et dure quelques mois, très loin de l'audit "à quelques centaines d'euros" dont il faut se méfier.

titulaires
Prestataires ayant remporté le plus de consultations publiques d'audit de sécurité ou de test d'intrusion
Valeurs en consultations
Prestataires ayant remporté le plus de consultations publiques d'audit de sécurité ou de test d'intrusionOrange Cyberdefense France13Advens10Intrinsec Sécurité8On-X Groupe7Amossys7Atos Digital Security7Ernst & Young Advisory6Ornisec6XMCO5Bull4
Prestataires ayant remporté le plus de consultations publiques d'audit de sécurité ou de test d'intrusion
CatégorieValeur (consultations)
Orange Cyberdefense France13
Advens10
Intrinsec Sécurité8
On-X Groupe7
Amossys7
Atos Digital Security7
Ernst & Young Advisory6
Ornisec6
XMCO5
Bull4
Consultations 2019 à 2026 remportées, par SIREN (un titulaire compte une fois par consultation, admissions à un système d'acquisition dynamique exclues, titulaires sans SIRET ignorés). 68 titulaires distincts, 154 attributions, dont 45 aux cinq premiers. Par groupe, Atos et Eviden (Atos Digital Security, Bull, Atos France) cumulent 11 consultations. Données essentielles de la commande publique consolidées (data.gouv.fr, jeu decp-processing, téléchargé le 7 octobre 2026), contre-expertise du 7 octobre 2026. Mesure own2pwn.

Côté titulaires, le marché public de l'audit reste peu concentré. Orange Cyberdefense France arrive en tête avec 13 consultations remportées, devant Advens (10) et Intrinsec Sécurité (8), mais on compte 68 titulaires distincts, et les cinq premiers ne réunissent que 45 des 154 attributions. Deux autres constats intéressent un acheteur privé. Près d'une consultation sur deux (58 sur 128, soit 45,3 %) passe par un accord-cadre ou un système d'acquisition dynamique, ce qui revient à retenir un ou plusieurs auditeurs pour plusieurs années (quatre en médiane) et à commander au fil des besoins. Et l'objet du marché ne cite la qualification PASSI que dans 4 consultations sur 128, minimum puisque le cahier des charges n'est pas publié.

La mesure

Source : le jeu consolidé des données essentielles de la commande publique, téléchargé sur data.gouv.fr le 7 octobre 2026, soit 1 823 416 marchés distincts. Repérage par mots-clés sur l'objet, filtres corrigés après relecture (un "audit de sécurité" vise parfois une aire de jeux ou un risque incendie), puis relecture de chaque marché retenu ; un doute ne compte pas. Une contre-expertise menée le même jour a ajouté 23 marchés manqués et fusionné les republications d'un même marché sur plusieurs plateformes. Les comptes sont des bornes basses, notamment parce que les commandes passées sur les accords-cadres des centrales d'achat (UGAP, RESAH, CAIH) ne sont en général pas publiées une à une. La durée est celle du marché : on ne peut pas en déduire un taux journalier. Le détail par tranche de prix est dans l'article sur le prix d'un test d'intrusion payé par les acheteurs publics.

Cadre de la mesure

Un téléchargement unique de données ouvertes, analysées en local, sans aucune requête vers les acheteurs ou les titulaires. Les titulaires sont nommés parce qu'avoir remporté un marché public est une information publique et flatteuse ; les acheteurs ne sont présentés que par catégorie.

Choisir le bon périmètre quand on part de zéro

La question qui bloque le plus d'entreprises n'est pas "faut-il auditer" mais "par où commencer". La réponse tient en une règle : auditez d'abord ce qui est à la fois le plus exposé et le plus sensible. L'application qui porte vos données clients, accessible depuis Internet, passe avant le poste de travail du comptable. Un périmètre bien choisi vaut mieux qu'un audit "complet" qui survole tout sans rien prouver.

Si vous n'avez jamais rien fait, la pire décision serait de vouloir tout auditer d'un coup et de rester bloqué devant le devis. Quatre gestes, dans cet ordre, réduisent un risque concret avant même la première journée de prestation :

  • La double authentification partout où elle existe, en commençant par la messagerie et les comptes d'administration. C'est gratuit, ça se déploie en une après-midi, et ça neutralise l'essentiel des prises de compte opportunistes. Le détail est dans l'article sur l'authentification multifacteur.
  • L'inventaire de ce que vous exposez sur Internet. On ne protège pas ce qu'on ne sait pas posséder, et cette cartographie révèle souvent un oubli critique sans aucun audit lourd.
  • Une restauration de sauvegarde, pour de vrai, une fois. Elle vous en apprend plus que dix procédures écrites, surtout si la copie est isolée du réseau. Face à un rançongiciel, c'est ce qui décide si vous perdez une journée ou l'entreprise.
  • Un test d'intrusion sur l'actif le plus sensible, celui qui traite les paiements, les données clients ou les accès critiques. Inutile de tout tester au premier tour.

Cet ordre a un second avantage : il vous arme pour discuter un devis en connaissance de cause, plutôt que de signer une prestation dont vous ne savez pas ce qu'elle couvrira.

En pratique, on cadre autour de trois questions. Qu'est-ce qui, s'il tombe, fait le plus mal (données, disponibilité, réputation) ? Qu'est-ce qui est atteignable depuis l'extérieur sans authentification ? Et qu'est-ce qui a changé récemment (une refonte, une migration, un nouveau service exposé) ? Un audit est une photographie à un instant donné. Entre deux audits annuels, la surface d'attaque bouge : un sous-domaine oublié, une API mise en ligne, un composant qui vieillit. C'est là qu'une surveillance continue prend le relais, un rôle que remplit l'EASM (External Attack Surface Management), complémentaire de l'audit ponctuel et pas substituable à lui.

Enfin, si la conformité vous pousse vers un prestataire qualifié, sachez distinguer ce que le label PASSI de l'ANSSI apporte et ce dont vous avez réellement besoin. Un label est utile quand un texte l'exige ; il ne rend pas mécaniquement un audit meilleur qu'un audit technique bien mené. Le bon réflexe est de partir du besoin (prouver quoi, pour qui, contre quelle exigence), pas de l'acronyme.

À retenir

  • Trois audits, trois preuves : l'organisationnel prouve que les règles existent, le technique qu'elles sont implémentées, le pentest qu'elles résistent. own2pwn couvre les deux derniers, pas la gouvernance.
  • Une grille rend l'audit vérifiable : chaque contrôle a une preuve attendue et une méthode de test reproductible, pas une case déclarative.
  • Un rapport utile donne pour chaque finding la preuve reproductible, la sévérité CVSS, l'impact métier et une remédiation priorisée, plus un retest pour confirmer les correctifs.
  • Le prix, c'est du temps de spécialiste : 450 euros net par jour (600 en whitebox), missions à 2 250 ou 4 500 euros, retest inclus, TVA non applicable. Un audit à quelques centaines d'euros est un scan déguisé.
  • Le périmètre d'abord : auditez le plus exposé et le plus sensible, et complétez l'audit annuel par une surveillance continue de la surface d'attaque.

Si vous voulez un audit technique cadré, avec des findings reproductibles et une remédiation ordonnée par risque plutôt qu'une liste d'alertes, on peut poser le périmètre ensemble. Demandez un audit web en boîte noire pour éprouver l'exposition externe, ou un audit en boîte blanche avec accès au code pour aller au fond, et écrivez-nous avec vos actifs prioritaires : réponse sous 24 heures pour le cadrage et le devis.

Questions fréquentes sur l'audit de sécurité informatique

Combien coûte un audit de sécurité informatique ?

Le volet technique se facture au temps d'un spécialiste. Chez own2pwn, le taux journalier est de 450 euros net (600 euros en whitebox, avec accès au code et aux comptes), et une mission cadrée revient à 2 250 ou 4 500 euros selon le périmètre, retest inclus. TVA non applicable, art. 293 B du CGI. Un prix nettement plus bas cache presque toujours un scan automatisé rebaptisé en audit.

Combien paie un acheteur public pour un audit de sécurité ?

Dans les données essentielles de la commande publique relues le 7 octobre 2026, les 62 missions ponctuelles d'audit de sécurité ou de test d'intrusion publiées de 2019 à 2026 ont un montant médian de 26 760 € HT, avec un marché d'une durée médiane de 3,5 mois. Selon la façon de traiter les plafonds et les trois organismes qui publient le plus, la médiane va d'environ 21 000 à 30 000 €. Quand l'audit passe par un accord-cadre de plusieurs années, le plafond médian publié est de 385 000 € HT sur 36 contrats, mais c'est un maximum autorisé, pas une dépense. La publication n'étant obligatoire qu'au-dessus de 40 000 € HT, ces chiffres décrivent des organismes qui publient volontairement leurs petits marchés.

Quels prestataires remportent les audits de sécurité publics ?

Sur les consultations d'audit de sécurité ou de test d'intrusion publiées de 2019 à 2026, Orange Cyberdefense France en a remporté 13, Advens 10, Intrinsec Sécurité 8, On-X Groupe, Amossys et Atos Digital Security 7 chacun. Par groupe, Atos et Eviden (Atos Digital Security, Bull, Atos France) cumulent 11 consultations. Le marché reste ouvert : 68 titulaires distincts, et les cinq premiers réunissent 45 des 154 attributions.

Quelle différence entre un audit de sécurité et un test d'intrusion ?

Un audit organisationnel vérifie que les règles existent, un audit technique qu'elles sont correctement implémentées, un test d'intrusion qu'elles résistent à une attaque réelle. Le pentest adopte le point de vue de l'attaquant et enchaîne les faiblesses jusqu'à un impact. Les trois sont complémentaires. own2pwn couvre le volet technique et le test d'intrusion, pas la gouvernance.

Combien de temps dure un audit de sécurité informatique ?

Tout dépend du périmètre, c'est-à-dire du nombre de systèmes, d'applications et de domaines à couvrir. Une mission technique cadrée sur un actif se compte en jours, pas en semaines. Le facteur qui allonge une mission n'est jamais le nombre de failles trouvées mais la surface à couvrir et la profondeur demandée, blackbox rapide ou whitebox exhaustive.

Quels livrables attendre d'un audit de sécurité ?

Un rapport écrit qui, pour chaque vulnérabilité, donne la preuve reproductible, l'impact métier, un score de sévérité et une remédiation priorisée. On y ajoute une synthèse lisible par un dirigeant et un plan d'action ordonné par risque. Un retest est inclus pour vérifier que les correctifs tiennent. Sans preuve reproductible ni remédiation, un rapport n'est qu'une liste d'alertes de scanner.

À quelle fréquence refaire un audit de sécurité informatique ?

Une fois par an au minimum, et après tout changement majeur : refonte applicative, migration, ouverture d'un nouveau service exposé sur Internet. Un audit est une photo à un instant donné. Entre deux audits, une surveillance continue de la surface d'attaque externe repère les nouvelles expositions au fil de l'eau, ce qu'un audit annuel ne peut pas voir.

Comment choisir le périmètre d'un audit de sécurité ?

Partez de vos actifs les plus sensibles et les plus exposés : l'application qui porte vos données clients, les services accessibles depuis Internet, les accès d'administration. Un bon périmètre est écrit noir sur blanc avec les règles d'engagement avant de commencer. Mieux vaut auditer en profondeur un actif critique que survoler tout le système d'information sans rien prouver.

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